Natalia S. Gontcharova - Une ville - 1911

Routine



Pendant longtemps c’était un désastre. Une sueur froide de quelqu’un qui n’abandonne jamais. C’est comme si j’avais arrêté de respirer mais que j’étais toujours consciente. Ce matin là je n’ai pas ouvert les tentures du salon, j’ai pris mon sac et je suis partie.

Excuse moi, Max, mais tu me donnes tellement de raisons de partir. J’ai pourtant essayé d’améliorer ce qui me semblait le pire. Je sais que tu m’aimes seulement lorsque tu me vois partir, comme quand tu te rends compte que tu étais bien, seulement lorsque tu deviens malheureux, tu commences à détester la route seulement lorsque ton chez toi te manques. 
Mais tu m’as laissé partir, et cette fois si je ne reviendrai plus.
Peut être que un jour tu comprendra pourquoi, j’espère.





Adele Léonard.

Commentaires

Articles les plus consultés